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Archives pour mai 2010

Défi relevé !

31 mai 2010 by Judith Goudreau 3 commentaires

Mon premier demi-marathon en fin de semaine à Ottawa. Résultat : 2 h 13.

Voilà, nous sommes entassés au départ… des milliers de personnes sont comme moi et attendent le fameux signal. Ça y est, on l’entend. On applaudit, on crie et on commence à courir… ou plutôt à piétiner parce qu’il y a tellement monde que le départ est lent. Les gens ont le sourire aux lèvres. De mon côté, mes jambes sont molles (le facteur stress y est pour beaucoup), mais le mental est fort, car je suis bien accompagnée : mon amie Guylaine (qui est aussi à son baptême du demi-marathon) et mon amoureux (qui en est à son 3e). Plus les kilomètres passent, plus je prends de la vitesse, les gens se dispersent. Je peux dire que c’est vraiment aux alentours du 5e km, que je me sens le mieux. Le stress est parti et je profite à plein de l’événement. Le parcours est magnifique… moi qui ne connais pas très bien Ottawa et Gatineau, j’ai trouvé qu’il y a là de vrais beaux trésors à découvrir. Nous avons aussi couru sur le bord du canal Rideau. L’air était pur et tout au long de la route des gens nous encourageaient (honnêtement, c’était mon carburant). Rien de mieux que des sincères : « Let’s go » , « Good job » , « You can » pour avoir la force d’aller jusqu’au bout.

Au 9e km j’ai dû apprendre à courir avec une crampe qui a duré jusqu’au 12e km. Ensuite, au 16e km, les vraies douleurs ont commencé à se faire sentir : genoux et hanches qui manquaient d’huile et les pas de plus en plus lourds sur l’asphalte. Après le 18e Km, je commençais à compter les minutes, compter, compter et encore compter… avec quelques sourires ici et là pour les gens qui m’encourageaient (une chance qu’ils étaient là, eux!)

Et là, au loin, c’est le décompte final…750m…500m…je vois la ligne d’arrivée…Je n’en reviens tout simplement pas que c’est fini ! Tous ces mois d’entraînements. Une boule d’émotion monte en moi. Je vois mon chum et mon amie qui m’accueillent : ça y est, la boule sort et je pleure.

Malgré tous ces petits bobos et les hauts et les bas de l’entrainement, je peux affirmer que la course à pied est le sport le plus extraordinaire qui existe. Comme plusieurs le disent, c’est l’entrainement le plus naturel qui soit : le monde entier peut être votre centre d’entraînement, les routes peuvent devenir votre gym personnel, et ce, sans le moindre frais.

Alors, et vous… quel est votre prochain (ou premier) défi???

Rendez-vous dans deux semaines à Deux-Montagnes.

Classé sous :Course à pied, Gestion Balisé avec :Course, Course à pied, demi-marathon, Ottawa

Des risques éclairés

4 mai 2010 by Judith Goudreau 1 commentaire

Quand survient un événement hors de notre contrôle, la communication devient le nerf de la guerre. On constate par contre que bien des organisations tiennent pour acquis leurs réflexes de communication qui ont été jusque-là efficaces. En temps d’urgence ou de crise, les canaux et les outils d’information peuvent être complètement différents. Même les partenaires sur lesquels on pouvait toujours compter peuvent être dans l’impossibilité de répondre à nos demandes.

Prévoir l’imprévu c’est aussi accepter de perdre le contrôle sur certains aspects de l’opération et utiliser d’autres mécanismes pour communiquer. À bien des égards, les gestionnaires peuvent facilement être dépassés par les événements s’ils ne prennent pas la peine de planifier leurs actions. Selon Thierry Libeart, Magazine de la Communication de crise et sensible, « 80 % d’une gestion de crise est constituée par de la communication et que l’essentiel d’une crise réside non dans sa réalité, mais dans sa perception. »

La première chose à faire est l’analyse des risques (que ce soit des accidents technologiques, des événements découlant de la nature humaine ou bien de dame nature elle-même). Il n’y a pas que les grandes entreprises qui utilisent des produits toxiques qui doivent se préparer à faire face à une urgence : toute entreprise ou organisation qui a un minimum d’employés devrait prévoir des mécanismes de base en cas d’urgence, et surtout les communiquer à l’ensemble de leurs employés et partenaires.

La planification des communications devrait répondre à plusieurs questions : Qui sont les premières personnes qui devront intervenir ? Et quels sont leurs substituts ? Quel rôle sera donné aux employés ? Sont-ils au courant ? Quelles sont les ressources externes qui peuvent m’aider ? Ai-je un réseau de contacts ou des partenaires sur lesquels je peux compter ? Ai-je parlé de cette démarche à mes voisins (d’autres organisations qui pourraient vivre des événements similaires) ? Ont-ils un plan d’urgence dans lequel j’ai un rôle à jouer ? Ai-je testé les mécanismes d’urgence au sein de mon entreprise (avec les employés, les structures, la technologie) ? Est-ce que mon entreprise est en mesure d’aider d’autres entreprises si une situation d’urgence ou de crise leur arrivait ? A-t-on pensé aux familles des employés (a-t-on prévu des personnes ressources pour eux) ?

Les réponses à ces questions représentent en fait la pointe de l’iceberg de tout ce qu’il faut prendre en compte lorsqu’un événement non habituel se produit. Une situation d’urgence peut vite tourner en crise majeure s’il y a des failles dans les communications. Le plan de communication, même si certains gestionnaires en doute, est un outil indispensable pour aider les organisations à traverser une situation d’urgence la tête hors de l’eau.

Classé sous :Communication des risques

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